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La médiation animale auprès d'enfants victimes ou comment un binôme psychologue-chien peut accompagner un processus résilient

April 2, 2019

Bonjour,

 

Enfin, je reprends, ou plutôt je (re)débute ce blog...

 

Suite à mon post sur facebook, à propos de mon diplôme et mémoire au sein de l’Institut Petite Enfance Boris Cyrulnik, vous avez été nombreux à m'écrire par mail, à me féliciter, à me demander des informations sur mon parcours et la possibilité de lire mon écrit intitulé: "La médiation animale auprès d'enfants victimes ou comment un binôme psychologue-chien peut accompagner un processus résilient?" Je vous en remercie vivement.

 

Remise de diplôme IPE - 25 janvier 2019 - Paris

© Photo

 

Ce fut un gros travail pour moi et je souhaite trouver une manière de publier ce texte afin de  le partager avec le plus grand nombre. Très mobilisée par mes différentes activités professionnelles et bénévoles, je n'ai pas encore finaliser ce projet mais dans cette attente je partage avec vous l'introduction de ce mémoire.

Ce n'est pas grand chose mais cela précise un peu ma démarche.

N'hésitez pas à me laisser un commentaire.

Bonne lecture!

INTRODUCTION

 

"Le thème de mon mémoire au sein de l’Institut Petite Enfance Boris Cyrulnik est l’aboutissement de nombreuses expériences et réflexions menées depuis mes années à l’Université jusqu’à ces derniers mois. Aujourd’hui, c’est une façon, pour moi, de laisser une trace les concernant. C’est un maillage théorique et clinique entre deux domaines : celui de l’enfance, et plus particulièrement de l’enfance victime de violences, de carences, de négligences, de situations d’adversité chronique avec celui des relations homme (enfant)/animal. Il s’agit d’une histoire de rencontres : entre des animaux humains et non humains mais également entre deux disciplines, l’éthologie et la psychologie !
J’exerce actuellement en tant que psychologue clinicienne, psychothérapeute et praticienne en médiation animale, en libéral, et au sein d’une association d’aide à l’enfance en région bordelaise. Au cours de mon parcours étudiant, mes stages et mes mémoires de fin d’étude ont porté sur la violence conjugale et la maltraitance infantile, j’y ai approfondi les notions de victimologie, de trauma, de résilience. A la fois stagiaire dans un Centre de Santé Mentale Infantile (CSMI), et au C.A.U.V.A (Centre d’Accueil en Urgence des Victimes d’Agression), l’accueil des enfants, notamment, me renvoie la difficulté à prendre en charge les jeunes victimes.

En 2003, jeune diplômée, je fais un lien entre mon intérêt pour l’enfant en mal-être et pour l’animal. En effet, suite à un article dans le journal Le Monde, je m’intéresse plus précisément à une pratique que l’on nomme en France « la médiation animale » et, à l’étranger, « les activités et thérapies assistées par l’animal ».
Après une première expérience professionnelle dans ce domaine à Paris, je fonde, en 2005, l’association Résilienfance (résilience, lien et enfance). Je me forme en éthologie auprès de Jean-Claude Barrey et du Professeur Hubert Montagner. Je chemine dans ce domaine et dans les prises en charge que je propose aux enfants.
En 2009, après trois année de formation à la F.E.N.T.A.C, j'exerce en tant que thérapeute avec le cheval et, en 2010, je deviens référente  d'un chien de médiation Handi'Chiens spécialement éduqué pour ce travail qui m’a accompagnée jusqu’en juin 2018 dans mes missions.

 

 

© Photo Sandie Bélair

 

Au cours des années écoulées, j’ai rencontré de nombreux enfants victimes en présence de mon chien ou d’un équidé. J’ai, en effet, été confrontée à diverses situations : de la révélation de violences au cours d’un soutien psychologique, et dont la demande initiale n’était pas motivée par ces faits, à l’accompagnement thérapeutique. J’ai le sentiment que l’approche proposée a été un levier, un catalyseur dans le fait de déposer une parole et d’élaborer un récit ou un équivalent symbolique. Ainsi, la capacité réflexive mise en œuvre et accompagnée dans ce cadre m’amène à me poser la question suivante: un dispositif de médiation animale peut-il être pertinent dans le parcours d’une jeune victime ? Et être considéré comme un facteur de résilience ?

 

A travers cet exposé, je souhaite mettre en évidence dans quelle mesure la relation avec un animal familier peut (re)créer « une niche affective et sensorielle » pour l’enfant victime et faciliter le processus thérapeutique. En effet, sans se substituer aux figures d’attachement primaires, l’animal peut remplir les fonctions de base et de havre de sécurité pour des enfants en mal-être. Et ce d’autant plus si cette rencontre est orchestrée et accompagnée par un professionnel (tuteur de résilience explicite) qui mettra en place des conditions favorables à des interactions dites accordées au sein desquelles le partage émotionnel et le récit de vécu douloureux seront possibles. Afin qu’une rencontre soit significative, il faut que l’autre soit signifiant, qu’il présente dans sa façon d’être, de se comporter des signaux qui nous interpellent et qui génèrent des émotions et un sentiment d’être en confiance, compris, entendu et, encore mieux, attendu.

Ainsi, dans cet écrit, je vais proposer un bref rappel de la notion de « niche affective et sensorielle» au sein de laquelle se construit l’attachement qui constitue les fondements de nos rapports aux autres et de la résilience. Puis, je vais tenter de décrire, de manière non exhaustive, la relation entre un enfant et un animal, montrer en quoi l’animal est un être signifiant pour l’enfant. Je vais également définir ce qu’est la médiation animale, ses leviers et ma démarche et je mettrai en perspective la pertinence d’un binôme psychologue-chien pour accueillir la parole d’un enfant, favoriser la mentalisation, l’élaboration d’un trauma et permettre d’accompagner un processus résilient. J’ouvrirai enfin mon travail sur la présence des chiens de médiation dans les procédures judiciaires aux Etats-Unis auprès des jeunes victimes.

 

Précisions en préambule :

Cette réflexion évoque les enfants victimes de maltraitances, de carences de négligences et de situations d’adversité chronique. Je n’ai pas isolé une seule catégorie clinique. Les prénoms des enfants évoqués ci-dessous ont été modifiés.

Mon propos se centre principalement sur les animaux dits « familiers » en ce sens où ils sont davantage considérés comme des « personnes » par les humains qui vivent et/ou travaillent avec eux. D’autre part, ce sont des animaux que l’on qualifie de « bien dans leur tête et bien dans leurs pattes », des animaux dits tranquilles dont les particularités et le bien-être sont respectés.

Je parle plus précisément du chien car il vit dans la mouvance proche de l’homme : il partage son habitat et son intimité. La relation que l’enfant crée avec un chien est possible car l’un est l’autre sont des animaux sociaux, des animaux de relation et parce que ce sont des êtres céphalisés qui possèdent un système limbique, ils éprouvent et manifestent donc des émotions et peuvent s’apprivoiser. Cette relation « correspond à deux système limbiques en relation, où émotions et empathie s’articulent. » (Georges CHAPOUTHIER) L’homme et le chien ont le besoin de s’attacher, de se lier à l’autre, de chercher la sécurité. « Chiens et humains, chats et humains, parfois des espèces plus étonnantes,nous offrent ces manifestations d’un lien fort qui apporte sécurité et plaisir. L’équipement neurosensoriel, s’il est très différent entre un humain et un chien par exemple, comporte néanmoins des intersections. Là encore, tous les sens participent à l’établissement du lien, même si les informations sont différentes pour l’un et pour l’autre. » (Claude BEATA).

D’autre part, ils présentent tous les deux des caractères dits juvéniles, ce sont des néoténiques.

« Les chats et les chiens sont des joueurs comme nous pouvons l’être, et ils sont très sensibles à l’interaction. Cela explique le jeu interspécifique. » (Georges CHAPOUTHIER) Et enfin, le chien a la capacité de détecter et de réagir à des signaux non verbaux et verbaux subtils émis par l’homme. Si nous tentons de le comprendre et de communiquer avec lui, les recherches ont montré qu’il tente de faire de même, il a cette volonté de communiquer. Le chien a d’ailleurs évolué au contact de l’homme. Boris Cyrulnik précise notamment que « les chiens aboient et les chats miaulent et ronronnent beaucoup plus en milieu humain que dans la nature... parce qu’ils ont compris que la bouche est un canal de communication sonore que privilégient les humains »

 

 

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